8 Février 2013
Salut à toi aventurier des temps anciens !
En cette soirée peu affriolante, je souhaite mettre en lumière un manga qui mérite de l'être et répondant au nom de « L'île infernale ». Premier manga des éditions Kommiku ( dernier venu dans la publication de manga ) dont le premier volume est sorti le 11 Octobre 2012, alors oui, je suis à la bourre mais à l'époque je n'existais pas, enfin si mais pas mon blog.
J'ai donc relu le volume 1 pour me remettre dans l'histoire avant la lecture du volume 2, et que dire hormis qu'à la seconde lecture ça ce lit toujours aussi bien, si ce n'est mieux., c'est pour te dire.
Mais avant d'aller plus loin, qu'est-ce que « L'île infernale » ? Eh bien, c'est un manga en trois volumes terminé au Japon. A titre d'information le 3ème et dernier volume sortiras en France au mois d'Avril 2013, ce qui pourrait être l'occasion pour ce qui l'ont loupé de goûter à ce titre.
Le Mangaka à l'origine de l’œuvre se nomme Yusuke Ochiai ( comme dans le titre de l'article, truc de dingue n'est-il pas ? ) et c'est d'ailleurs son premier manga publié chez nous, et j'espère bien que Komikku aura la bonne idée de publier le reste, Komikku, si tu m'entend.
C'est le moment tant attendu, comme le veut la tradition, c'est le moment du résumé :
Résumé :
« La peine de mort n'existe plus au Japon. La peine ultime qui la remplace est l'exil sur une île coupée de tout. C'est là qu'arrive Ei Mikoshiba après s'être fait intentionnellement condamné.
Son but : retrouver l'assassin de sa famille, son ancien ami, Sasaki. L'île-pénitencier se révèle un véritable enfer sur terre, une jungle sans pitié où les prisonniers, livrés à eux-mêmes, ont constitué une société d'une violence inouïe dans laquelle seuls les forts peuvent survivre. Ei semble taillé pour cet environnement hostile mais réussira-t-il à accomplir sa vengeance ?
Un seinen haletant en trois tomes ! »
Okay, juste, on s'arrêtent 30 secondes sur une chose, le méchant pas beau que le héros recherche s'appelle « Sasaki », en fouillant dans mon esprit, je me suis rappeler du nom du médecin psychopathe dans le manga « Rainbow », il s’appelle – roulement de tambour – Sasaki, oh yeah, peut être est-ce une coïncidence mais le Sasaki de l'île infernale s'avère être médecin... Peu importe que ce soit une coïncidence, une chose est sure, si vous croiser un médecin qui s'appelle Sasaki, barrez vous !
Mais passons sur ça. Dès les premières pages, c'est un peu comme si tu regardais Terminator ou Rambo, tu comprend très rapidement que t'es pas tombé chez les lopettes mais plus chez les psychopathes, c'est pas pareil. Tout de suite, tu est mis dans l'ambiance, pas de soucis de ce côté là.
Mais que ce serait un bon manga sans un bon BOULET ? Parce que oui, tu n'y échapperas, le boulet est un virus et là encore, dans ce manga, il est présent.
Là, en l’occurrence, on est tombé sur une perle, mise en condition : Le monsieur à été condamné pour escroquerie, on s'attend donc à ce qu'il ai un minimum de jugeotte, NON ! Pas du tout.
Pour rappel les prisonniers sont envoyés sur l'île infernale, ce qui est l'équivalent de la peine de mort, ça sent pas le truc cool, on est d'accord. Et bien ce fabuleux personnage à cette phrase épique : « Cette île m'a l'air bien plus accueillante que son nom l'indique... Je parie que les autres condamné se la coulent douce ici » Hum... NON ! En général, quand on t'envoie dans un endroit équivalent à la peine de mort, il y a quand même peu de chance que ça ressemble au club med.
Ici, on découvre un monde plein de violence, de sournoiserie dans une ambiance pouvant rappeler « Lost » sous certains aspect.
Le fait d'avoir des Flash-back permet de souffler et fait du bien au récit. Cela permet aussi de mieux cerner et comprendre le héros qui gagne en profondeur.
La première moitié du volume sert d'introduction et pose les bases pour nous emmener rapidement vers la seconde moitié du volume et l'arrivée du héros et de son fidèle acolyte à « Paradis ».
Au fil de la lecture, la limite d'âge fixé pour le manga prend tout son sens, en effet, certains passages frisent par certains côtés l'horreur et la décadence, une sensation malsaine se dégage au fil du récit.
On arrive très rapidement à la fin du volume et quelle fin, on nous coupe au meilleur moment, ça c'est du cliffhanger !
En effet, le volume ne se lit pas, il s'avale tellement l'histoire nous absorbe, une qualité et non des moindres.
Pas mal de questions arrivent et restent en suspend, l'envie de lire la suite se fait pressante.
Visuellement le titre est percutant et fort, ceci allié à un dessin propre et de qualité, une bonne surprise !
Un mot sur l'édition proposé par Komikku, la qualité est au rendez-vous, le papier est de très bonne facture, pas mal d'éditeurs devraient en prendre de la graine d'ailleurs. Côté impression, pas de bavures, rien, nickel, tout comme la traduction.
Komikku réussi donc avec succès son pari de rentrer dans la cour des grands en proposant une licence courte mais efficace.
On se voit dans l'arène Lundi pour la suite !
Fiche technique :
- Auteur : Yusuke Ochiai
- Editeur : Komikku
- Prix : 7.90 euros
- Nombre de pages : 224
- Genre : Seinen
- Prépublié dans : Comic Break de l'éditeur Nihon Bungeisha
2 volumes en France, en cours - 3 au japon, terminé.
Sortie du volume 3 prévue le 11 avril 2013.